Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Bibliographie de travail IDEA, Interdisciplinarité

 

Publications  IDEA

Armand, Claudine, Vanessa Boullet et David Ten Eyck, eds. Enjeux et positionnements de l’interdisciplinarité/ Positioning Interdisciplinarity. Nancy : Presses Universitaires de Nancy, 2014.

Kaenel, André, Claire Omhovère et Richard Samin, eds. L’Interdisciplinarité en question dans les études anglophones / Questioning Interdisciplinarity in English Studies. Nancy : Presses Universitaires de Nancy, 2009.

Somerset, Richard, and Matthew Smith, eds. Mapping Fields of Study: The Cultural and Institutional Space of English Studies. Nancy: Presses universitaires de Nancy – Editions Universitaires de Lorraine, 2019.

 

Autres références

Bachmann-Medick, Doris, ed. The Trans/National Study of Culture: A Translational Perspective. Göttingen: De Gruyter, 2014.

Bal, Mieke and Sherry Marx-MacDonald, eds. Traveling Concepts in the Humanities: A Rough Guide. Toronto: University of Toronto Press, 2002.

Bal, Mieke, Bregje van Eekelen and Patricia Spyer, eds. Uncertain Territories: Boundaries in Cultural Analysis. Amsterdam: Rodopi, 2006.

Bauman, Zygmunt. Culture as Praxis. London: Sage, 1999.

Becher, Tony. Academic Tribes and Territories: Intellectual Enquiry and the Culture of Disciplines. Milton Keynes: Open University Press, 1989.

Boutier, Passeron et Revel, eds. Qu’est-ce qu’une discipline? Paris : Éditions de l’EHESS, 2006.

Bourdieu, Pierre. Homo Academicus. Cambridge: Polity, 1988.

Cooke, Simon. ‘English as a Foreign Literature: Travelling Concepts in English Studies in Europe’. Travelling Concepts in English Studies. European Journal of English Studies 13.1 (2009): 25-43.

Espagne, Michel. Les Transferts culturels franco-allemands. Paris : PUF, 1999.

Frank, Michael C. ‘Imaginative Geography as a Travelling Concept’, European Journal of English Studies 13.1 (2009): 61-77.

Goggin, Joyce and Sonja Neef, eds. Travelling Concepts: Text, Subjectivity, Hybridity. Amsterdam: ASCA, 2001.

Klein, Julie Thompson, Carl Mitcham et Robert Frodeman. The Oxford Handbook of Interdisciplinarity. Oxford: Oxford University Press, 2012.

Klein, Julie Thompson. Crossing Boundaries: Knowledge, Disciplinarities and Interdisciplinarities. Charlottesville, VA: University Press of Virginia, 1996.

Klein, Julie Thompson. Interdisciplinarity: History, Theory and Practice. Detroit, MI: Wayne State University Press, 1996.

Messer-Davidow, Ellen, David R. Shumway et David J. Sylvan. Knowledges: Historical and Critical Studies in Disciplinarity. Charlottesville: University Press of Virginia, 1993.

Neumann, Birgit, and Ansgar Nünning, eds. Travelling Concepts for the Study of Culture. Göttingen: De Gruyter, 2012.

Neumann, Birgit, and Frederik Tygstrup, eds. ‘Travelling Concepts in English Studies’, European Journal of English Studies 13.1 (2009): 1-12.

Said, Edward. The World, the Text and the Critic. Harvard: Harvard University Press, 1983.

 

 

Bibliographie de travail IDEA, Interdisciplinarité

 

Publications  IDEA

Armand, Claudine, Vanessa Boullet et David Ten Eyck, eds. Enjeux et positionnements de l’interdisciplinarité/ Positioning Interdisciplinarity. Nancy : Presses Universitaires de Nancy, 2014.

Kaenel, André, Claire Omhovère et Richard Samin, eds. L’Interdisciplinarité en question dans les études anglophones / Questioning Interdisciplinarity in English Studies. Nancy : Presses Universitaires de Nancy, 2009.

Somerset, Richard, and Matthew Smith, eds. Mapping Fields of Study: The Cultural and Institutional Space of English Studies. Nancy: Presses universitaires de Nancy – Editions Universitaires de Lorraine, 2019.

 

Autres références

Bachmann-Medick, Doris, ed. The Trans/National Study of Culture: A Translational Perspective. Göttingen: De Gruyter, 2014.

Bal, Mieke and Sherry Marx-MacDonald, eds. Traveling Concepts in the Humanities: A Rough Guide. Toronto: University of Toronto Press, 2002.

Bal, Mieke, Bregje van Eekelen and Patricia Spyer, eds. Uncertain Territories: Boundaries in Cultural Analysis. Amsterdam: Rodopi, 2006.

Bauman, Zygmunt. Culture as Praxis. London: Sage, 1999.

Becher, Tony. Academic Tribes and Territories: Intellectual Enquiry and the Culture of Disciplines. Milton Keynes: Open University Press, 1989.

Boutier, Passeron et Revel, eds. Qu’est-ce qu’une discipline? Paris : Éditions de l’EHESS, 2006.

Bourdieu, Pierre. Homo Academicus. Cambridge: Polity, 1988.

Cooke, Simon. ‘English as a Foreign Literature: Travelling Concepts in English Studies in Europe’. Travelling Concepts in English Studies. European Journal of English Studies 13.1 (2009): 25-43.

Espagne, Michel. Les Transferts culturels franco-allemands. Paris : PUF, 1999.

Frank, Michael C. ‘Imaginative Geography as a Travelling Concept’, European Journal of English Studies 13.1 (2009): 61-77.

Goggin, Joyce and Sonja Neef, eds. Travelling Concepts: Text, Subjectivity, Hybridity. Amsterdam: ASCA, 2001.

Klein, Julie Thompson, Carl Mitcham et Robert Frodeman. The Oxford Handbook of Interdisciplinarity. Oxford: Oxford University Press, 2012.

Klein, Julie Thompson. Crossing Boundaries: Knowledge, Disciplinarities and Interdisciplinarities. Charlottesville, VA: University Press of Virginia, 1996.

Klein, Julie Thompson. Interdisciplinarity: History, Theory and Practice. Detroit, MI: Wayne State University Press, 1996.

Messer-Davidow, Ellen, David R. Shumway et David J. Sylvan. Knowledges: Historical and Critical Studies in Disciplinarity. Charlottesville: University Press of Virginia, 1993.

Neumann, Birgit, and Ansgar Nünning, eds. Travelling Concepts for the Study of Culture. Göttingen: De Gruyter, 2012.

Neumann, Birgit, and Frederik Tygstrup, eds. ‘Travelling Concepts in English Studies’, European Journal of English Studies 13.1 (2009): 1-12.

Said, Edward. The World, the Text and the Critic. Harvard: Harvard University Press, 1983.

 

 

I Gaudy-Campbell &  J Sourgne (Master 2)

 

From Linguistic landscape to landscape linguistics

LL est une discipline nouvelle qui s’intéresse à l’écriture dans l’espace public. Née en 1997 (études de Landris and Bourhis), cette discipline est éminemment interdisciplinaire. Si l’on s’en réfère aux bibliographies, LL croise géographie, éducation, sociologie, politique, études environnementales, aménagement urbain, linguistique appliquée, sémiotique, communication, architecture, linguistique appliquée, économie.

Dans le cadre de l’adossement du parcours Intermédialité à IDEA, nous avons proposé aux étudiants de master 2 de travailler sur des écrits publics selon la problématique du va et vient entre interdisciplinarité et travail disciplinaire. En partant de supports publics d’écriture, donc en utilisant le paysage linguistique comme corpus d’étude linguistique, nous avons proposé de restreindre l’étude à  la dimension énonciative du message public. Réputé urbain, LL n’est pas sans intérêts dans un contexte rural qui questionne toute la triade énonciative ou se joue de l’entité détentrice du pouvoir de légiférer.

En retour, les étudiants de master 2 ont proposé de se réapproprier le questionnement de la source énonciative dans l’espace public en le mettant en regard d’un domaine plus sociétal, à savoir l’activisme pour les droits des animaux. Ils en traitent à travers l’exemple du slogan « Not Your Mom, Not Your Milk » utilisé notamment par l’association PETA (People for the Ethical Treatment of Animals). Les différentes incarnations de ce message, d’un graffiti individuel jusqu’à une campagne d’affichage internationale, permettent d’explorer les stratégies langagières et d’occupation de l’espace public et de mettre en lumière l’évolution des dynamiques de pouvoir entre activistes pour les droits des animaux et industries basées sur l’exploitation animale.

 

Bibliographie :

Landry, R. and Bourhis R.Y (1997), Linguistic Landscape and Ethnolinguistics Vitality : an empirical study, Journal of language and social Psychology 16(1) : 23-49.

Scollon, R. and Scollon S.W. (2003), Discourses in Place : Language in the Material World, London : Routledge.

Spolsky, B. and Cooper, R. L. (1991), The Languages of Jerusalem, Oxford : Oxford University Press.

Proposition de communication dans le cadre de la journée d’étude du 04 juillet 2019 du laboratoire IDEA de l’Université de Lorraine

Laboratoire IDEA, université de Lorraine

Axe : émergence et institutionnalisation des disciplines

Titre : Interdisciplinarité et continuum éducatif entre programmes d’histoire-géographie  du second degré et étude de la civilisation irlandaise à l’université

Problématique : dans quelle mesure et comment l’Education nationale, à travers ses programmes, introduit-elle la question irlandaise ?

Dans un souci d’interdisciplinarité, les disciplines civilisation irlandaise à l’université et histoire-géographie dans le second degré ont été confrontées. L’interrogation et l’expérimentation ont porté sur la possibilité d’un continuum entre cursus scolaire et universitaire (bac -3 à bac +5).

Démarche

L’Irlande n’est abordée qu’en 4ème de collège et en 2nde de lycée dans le cadre du thème introductif général « les Européens dans le peuplement de la Terre » pour la sous-question « les migrations d’Européens vers d’autres continents au cours du XIXe siècle : une étude au choix d’une émigration de ce type » (BO du n°4 du 29 avril 2010).

Les manuels scolaires proposent deux études au choix : l’Italie ou les îles Britanniques. Et dans l’étude de la migration britannique, l’Irlande est centrale. Ces études reposent sur un corpus documentaire qui vise à la fois les apprentissages méthodologiques et les apports de connaissances. Il s’agit à travers cet exemple de faire comprendre les notions relatives au thème traité : transition démographique, flux migratoires, émigration/immigration, « pays neuf », rêve américain…

L’Irlande n’est donc qu’au service d’une problématique plus générale et de la mise en œuvre de notions. L’histoire scolaire française ne fait pas de place spécifique à l’histoire de l’Irlande, même si certains manuels fournissent des repères chronologiques permettant une explication touchant la singularité de l’Irlande.

L’étude est menée de façon transdisciplinaire par un civilisationniste et une historienne. L’analyse s’appuie sur les Instructions officielles en vigueur, les documents d’accompagnement et les manuels proposés par les éditeurs scolaires. Il s’agit d’étudier les intentions et les démarches et de mesurer la place de l’Irlande dans l’enseignement scolaire en France. Parallèlement, dans le cadre d’un cours à l’Université de Lorraine sur l’émigration irlandaise aux États-Unis au XIXe siècle, une dizaine d’étudiants de master (M2) « langues et sociétés » ont travaillé en TD sur les supports (cartes, graphismes, tableaux, témoignages, gravures, photographies, publicités, documents historiques, extraits littéraires…) contenus dans les manuels scolaires étudiés. Nous avons ainsi pu faire le lien entre les enseignements scolaire et universitaire (bac -3 ; bac + 5).

Mary Maire et Christophe Poiré

 

Pour un écotourisme universitaire ? À la recherche de pratiques pertinentes de l’interdisciplinarité.

 

Diane Leblond & Adam Wilson

 

 

Although we work in entirely different fields, and followed different paths to our current lab, we share a resolutely interdisciplinary approach to our research. In asking ourselves separately how interdisciplinarity was relevant to our endeavours, we thought we would simply come upon the same answers which have been sustaining our work these past years. Therefore rather than go through this familiar exercise each on our own terms, we challenged ourselves to reflect on interdisciplinarity as a team, bringing together our different perspectives on the matter. The resulting contribution is meant to respond to and build on Enjeux et positionnements de l’interdisciplinarité (2014), by attempting to understand some of the mechanisms at work in academic apprehensions of interdisciplinarity and the way it is practiced. In holding this conversation across disciplines, we hope to look beyond our own attachment to interdisciplinarity, and gain a wider perspective on the role it might play and the shapes it might take, especially within anglophone studies.

As different as our experiences with interdisciplinarity have been, their comparison suggests that a common feature of interdisciplinary approaches lies in their conflicted status. In the current academic climate, the practice of crossing disciplinary borders seems to elicit enthusiasm and wariness in equal measure. This is reflected by institutional structures, which reinforce disciplinary divisions whilst simultaneously promoting a cross-border mentality. But nowhere does the problematic status of interdisciplinarity appear more clearly than in the ambivalence with which it is sometimes met by academic communities. As we experience first hand, venturing across disciplinary borders and using languages that were not originally our own raises issues of intellectual legitimacy, integrity, and identity – both for ourselves and in our relations to our colleagues. Scholarly debates reflect such complex feelings – at best, as Diane found in her readings on visual culture, interdisciplinarians might be represented as uncouth trespassers; at worst, they might be simply labelled as intellectual quacks.

To address this ambivalence, and seize it as an opportunity to assess our own practices critically, we draw our own portrait of an interdisciplinary researcher. Building on a central topic of Adam’s work, we propose to use the metaphor of tourism to explore differing perceptions of interdisciplinarity, but also to shed light on our own approaches, and to uncover possible “good practices” in interdisciplinary border-crossing. We explore the hermeneutic relevance of the tourist as an ambivalent, Janus-like figure, whose ubiquitous and potentially destructive presence appears as inevitable in our globalised, modern world as interdisciplinarity seems to have become in the contemporary academic landscape. Connecting as it does issues of territory and language – from the crossing of borders and wandering into new territory, to the necessary adjustements that we make (or neglect to make) in encountering another idiom – the touristic paradigm allows us to explore concepts of commodification, authenticity and commitment that also sit at the heart of reflections on interdisciplinarity. Working from these intersecting issues, we propose the dynamic of collaboration, which crucially informs recent developments in eco- or sustainable tourism, as a useful starting point for fostering good practices in interdisciplinary research.

 

 

 

 

 

References

 

Armand, Claudine, Vanessa Boullet and David Ten Eyck, Enjeux et positionnements de       l’interdisciplinarité / Positioning Interdisciplinarity, Presses Universitaires de Nancy (Université de Lorraine Editions), 2014.

Bauman, Zygmunt. Postmodernity and its discontents, New York University Press,        1997.

Crow, Tom. ‘Visual Culture Questionnaire,’ October 77 (Summer): 34.

Culler, Jonathan. ‘The Semiotics of Tourism,’ in Framing the Sign: Criticism and its    Institutions, University of Oklahoma Press, 1990.

Elkins, James. The Object Stares Back: On the Nature of Seeing, Mariner Books, 1997.

Foucault, Michel. Les Mots et les choses, 1966, Gallimard, 1990.

Surveiller et punir: Naissance de la prison, 1975, Gallimard, 1993.

Il faut défendre la société, Cours au Collège de France, 1975-1976, Seuil, 1997.

Gilman, Ernest. ‘Interart Studies and the “Imperialism” of Language,’ Poetics Today, vol.       10, no. 1, Art and Literature I, Spring, 1989, 5-30.

MacCannell, Dean. The Tourist: A New Theory of the Leisure Class, University of California             Press, 1976.

Mitchell, W.J.T. ‘Showing Seeing: A Critique of Visual Culture,’ in The Visual Culture          Reader, N. Mirzoeff, ed., Routledge, 2002, 86-101.

—‘There are no Visual Media,’ Journal of Visual Culture, vol. 4, no. 2, 2005, 257-66.

Mirzoeff, Nicholas. The Right to Look: A Counter-History of Visuality, Duke University           Press, 2011.

 

 

Céline SABIRON _Proposition

 

JE IDEA du 4 juillet : « Quelle pertinence de l’interdisciplinarité dans notre recherche ? »

 

Mon projet de recherche personnel qui s’intitule « Lire dans les pensées du texte : Littérature et neurosciences dans les médiations culturelles franco-écossaises (1790-1848) », se situe dans le champ des études anglophones et porte sur les relations entre la littérature et la traductologie dans l’espace transnational de rencontres culturelles entre la France et l’Écosse à une époque trouble, entre la publication de James Mackintosh (Vindiciae Gallicae, 1791) et les prémices de liens franco-écossais plus étroits (1841-1846). Dans le contexte de transferts culturels et la réception d’œuvres étrangères, il donne voix aux intermédiaires en général, et au traducteur en particulier comme appartenant à un vaste réseau de médiateurs dont les choix linguistiques et cognitifs ont un impact crucial et pourtant jusqu’alors presque ignoré par la critique. Il se démarque d’autres études à travers un acte de déplacement double : loin de l’origine et de la figure de l’auteur, loin du texte comme objet de négoce et de négociation, pour privilégier l’agent humain de médiation à travers une fine lecture des pensées du texte plutôt que du corps du texte. Ce projet s’insère dans un courant de la recherche contemporaine qui vise à réhabiliter, dans la vie intellectuelle, les intermédiaires, à leur rendre leur visibilité et leur place, essentielle. Il souhaite proposer l’autre narration des médiations culturelles qui replace l’humain, plutôt que l’objet « texte », comme sujet et qui fait de la figure du médiateur, quel qu’il soit, le personnage central de l’intrigue qui se noue dans l‘espace de rencontres franco-écossais entre 1790 et 1848.

 

Lors de cette journée d’études du 4 juillet sur la pertinence de l’interdisciplinarité dans ma recherche, j’aimerais beaucoup m’intéresser à la manière dont je vais pouvoir appliquer des outils tirés de la traductologie, de l’histoire du livre et de l’édition et des sciences cognitives pour mon travail de recherche. Comment utiliser ces autres champs disciplinaires dont je ne suis pas spécialiste et m’en emparer assez pour pouvoir éclairer, de manière crédible, approfondie et efficace, ma recherche plutôt littéraire ou du moins comparatiste ?

J’aimerais faire part de ces difficultés liées à notre spécialisation dans un domaine qui est, dans mon cas, la littérature, essayer de voir quelles approches en traductologie, dans l’histoire du livre et de l’édition et des sciences cognitives je vais privilégier et donc quels ouvrages me paraissent les plus utiles dans le cadre de mon étude sur médiations culturelles franco-écossaises (1790-1848) afin d’élaborer une méthode de travail qui me permette d’allier ces disciplines différentes.

Pour cela, je pense que je m’appuierai sur ma lecture des ouvrages généraux/ théoriques suivants :

Barbier, F. Dir. Est-Ouest : Transferts et réceptions dans le monde du livre en Europe, XVIIe-XXe siècle. Leipzig : Leipziger Universitâtsverlag, 2005.

Feely, Catherine, and John Hinks. Historical Networks in the Book Trade. Taylor & Francis, 2016.

Barbier, F., S. Juratic et D. Varry, eds. L’Europe et le livre : Réseaux et pratiques du négoce de librairie, XVIe-XIXe siècles. Paris, Klincksieck, 1996.

Bell, Bill, ed. The Edinburgh History of the Book in Scotland. Vol. 3: Ambition and Industry: 1800-1880. Edinburgh: Edinburgh University Press, 2007.

Brown, Stephen W. and Warren McDougall, eds. The Edinburgh History of the Book in Scotland. Vol. 2: Enlightenment and Expansion: 1707-1800. Edinburgh: Edinburgh University Press, 2012.

Charon, Annie, Sabine Juratic et Isabelle Pantin, eds. L’Annonce faite au lecteur : la circulation de l’information sur les livres en Europe (XVIe-XVIIIe siècles). Louvain : Presses Universitaires de Louvain, 2016.

Chevrel, Yves, Annie Cointre et Yen-Maï Tran-Gervat, eds. Histoire des traductions en langue française, XVIIe et XVIIIe siècles (1610-1815). Lagrasse : Verdier, 2014.

Chevrel, Yves, Lieven D’hulst et Christine Lombez, eds. Histoire des traductions en langue française, XIXe siècle (1815-1914). Lagrasse : Verdier, 2012.

Espagne, Michel et Michael Werner eds. Transferts. Les relations interculturelles dans l’espace franco-allemand (xviiie-xixe siècles), Paris : Éditions Recherche sur les Civilisations, 1988.

Herman, David, ed. Narrative Theory and the Cognitive Sciences. Stanford, CA: CSLI Publications, 2003.

Hoffmeister, Gerhart. European Romanticism: Literary Cross-Currents, Modes, and Models. Detroit: Wayne State University Press, 1990.

Hung, Eva. Translation and Cultural Change: Studies in History, Norms, and Image Projection. Amsterdam: John Benjamins Publishing, 2005.

Jauss, Hans Robert. Pour une esthétique de la réception. Trad. de l’allemand par Claude Maillard, Préface de Jean Starobinski. Paris : Gallimard, 1972.

Munday, Jeremy. Introducing Translation Studies: Theories and Applications. London: Routledge, 2016.

Olohan, Maeve. Intercultural Faultlines: Research Models in Translation Studies I: Textual and Cognitive Aspects. Manchester: St. Jerome Pub., 2000.

Richardson, Alan, and Ellen Spolsky, eds. The Work of Fiction: Cognition, Culture and Complexity. Aldershot, UK: Ashgate, 2004.

Schwieter, John W. and Aline Ferreira eds. The Handbook of Translation and Cognition. Malden, MA: Wiley Blackwell, 2017.

Shreve, Gregory M. and Erik Angelone. Translation and Cognition. Philadelphia: John Benjamins Publishing, 2010.

Stockhorst, Stefanie. Cultural Transfer through Translation: The Circulation of Enlightened Thought in Europe by Means of Translation. Amsterdam: Rodopi, 2010.

Stockwell, Peter. Cognitive Poetics: An Introduction. London: Routledge, 2002

Turner, Mark. The Literary Mind: The origin of Thought and Language, Oxford: oxford University Press, 1998.

Willemart, Philippe. Critique génétique : pratiques et théorie. Paris: L’Harmattan, 2007.

Wolf, Michaela, and Alexandra Fukari, dir. Constructing a Sociology of Translation. Amsterdam: John Benjamins, 2007.

Zunshine, Lisa. The Oxford Handbook of Cognitive Literary Studies. Oxford: Oxford University Press, 2015.

Why We Read Fiction: Theory of Mind and the Novel. Columbus: Ohio State University Press, 2006.

Maryline Brun

Je pourrais proposer une présentation sur la pertinence de l’interdisciplinarité pour mon travail sur la théorisation du concept de race et des processus de racialisation en Australie et en Afrique du Sud. Mes recherches portent en priorité sur les catégories et processus de catégorisation. Je m’intéresse tout particulièrement à la façon dont le concept de race – une idéologie « qui présente comme réalité biologique une catégorie à point de départ social » (Jean Benoist) – a été déployé dans les contextes australien et sud-africain, et à la complexité des processus de racialisation – la production discursive et culturelle des différences raciales – dans ces contextes. La complexité du concept de race exige une approche interdisciplinaire, qui puise dans l’histoire, les études culturelles, les études postcoloniales, mais aussi la sociologie, le droit critique et la géographie critique pour n’en mentionner que quelques-uns. L’idée serait d’aborder l’impératif interdisciplinaire qui s’impose pour aborder la question de race et la violence épistémique qui en découle.

Antonella Braida, IUT Charlemange  / IDEA

Proposition pour une communication et profile de recherche par rapport à l’interdisciplinarité

 

JE IDEA du 4 juillet : « Quelle est la pertinence de l’interdisciplinarité dans notre recherche ? »

Proposition : Quelle interdisciplinarité dans l’études des rapports anglo-italiens dans le contexte du Romantisme européen ?

L’évolution de mes recherches par rapport à l’intermédialité / interdisciplinarité : dans mes études doctorales et postdoctorales, je me suis intéressée à la traduction et réception de la Divine Comédie de Dante pendant la période  du Romantisme britannique. Grâce à mon intérêt pour Blake et ses illustrations de la Divine Comédie j’ai abordé l’intermédialité en ce qui concerne la transformation d’un texte à travers différents médias (y compris l’art, l’illustration, le film et le théâtre). Plus récemment, je me suis tournée vers un deuxième mythe littéraire : Frankenstein de Mary Shelley. Pour rendre compte de la “productivité” du roman, je me suis penchée sur l’approche intermédiale de Werner Wolf (Wolf 2015: 460), de Maddalena Pennacchi Punzi, en ce qui concerne l’intermédialité littéraire et de Roger Fidler (1997) pour la ‘mediamorphosis’ ou des transformations à travers de nouveaux médias (par exemple la littérature électronique ou les humanités numériques).

Proposition : Quelle interdisciplinarité dans l’études des rapports anglo-italiens dans le contexte du Romantisme européen ?

Mes recherches à venir concernent le rôle des femmes journalistes dans les échanges culturels entre la Grande-Bretagne et l’Italie des années 1790 à 1830. Ce projet fait partie d’un réseau informel de chercheurs britanniques et italiens (provenant de 15 Universités) qui visent à étudier d’une façon organique et concertée les réseaux interdisciplinaires de la transmission des connaissances (littéraires, musicales, scientifiques, théâtrales et autres) à travers les deux aires géographiques.
Lors de mon intervention, j’aimerais réfléchir sur la nature interdisciplinaire du projet et sur les approches théoriques interdisciplinaires qu’on souhaite mobiliser.
Il s’agit de comprendre les transformations dans les moyens de communication mobilisés par la création d’une nation de lecteurs : ces changements médiatiques pourraient permettre d’établir une comparaison avec la création de la société digitale (Vincent 2000, Habermas 1989 (1962) and Hallin and Mancini 2004).
Une deuxième inspiration vient des études de la sociabilité romantique (Russel et Tuite 2002) qui ont révélé l’importance des rassemblements et groupes informels pour la construction de l’identité dans ses multiples facettes.
En dernier lieu, l’interdisciplinarité semble être un aspect profond de la culture italienne à travers les siècles, et en particulier à la fin du dix-huitième siècle. Bien que le Grand Tour laisse la place à des formes de voyage plus accessibles à tous, la sociabilité et la culture des communautés anglo-italiennes sont liées au théâtre, à la musique et à l’art, qui deviennent les instruments d’une construction identitaire. D’ailleurs, les études sur les rapports anglo-italiens reflètent cette interdisciplinarité culturelle (Saglia et Bandiera 2005, Schoina 2009, Crisafulli 2014 et Jane Stabler 2013, McCue 2014).

 

 

Mes publications antérieures avec une approche interdisciplinaire arts/cinéma/littérature :

Frankenstein in the Digital Age: Shelley Jackson’s Patchwork Girl and Dave Morris’ Frankenstein Interactive (soumis au comité de lecture).

Dante on View ; The Reception of Dante in the Visual and Performing Arts (anthologie d’essais consacrés à la littérature, aux arts visuels et à la réception de Dante en Europe). Eds. A. Braida et L. Calé. Aldershot, Hampshire & Burlington, VT: Ashgate, 2007. 229 pp.

Image and Word. Reflections of Art and Literature from the Middle Ages to the Present, (anthologie d’essais consacrés à la littérature et aux arts visuels), ouvrage dirigé et introduit par A. Braida et G. Pieri (Oxford : European Humanities Research Centre, 2003), 248 p., ISBN 1-90075569-6.

Bibliographie sur les relations anglo-italiennes :

Agorni, Mirella, Translating Italy for the Eighteenth Century: Women, Translation and Travel Writing (Manchester: St Jerome’s Publishing, 2002).

Badin, Donatella, Lady Morgan’s Italy: Anglo-Irish Sensibilities and Italian Realities (Bethesda, MD: Academic Press, 2007).

Bandiera Laura and Diego Saglia, eds, British Romanticism and Italian Literature: Translating, Reviewing, Rewriting, (Amsterdam and N.Y: Rodopi, 2005).

Black, Jeremy, Italy and the Grand Tour (New Haven: Yale University Press, 2003).

Blanc-Chaléard, Marie-Claude, Anne Dulphy, Caroline Douki… [et al.], ed., D’Italie et d’ailleurs: mélanges en l’honneur de Pierre Milza (Rennes: Presses Universitaires de Rennes, 2014.

Cavaliero, Roderick, Italia Romantica; English Romantics and Italian Freedom (London: IB Tauris, 2007).

Chaney, Edward, The Evolution of the Grand Tour: Anglo-Italian Cultural Relations since the Renaissance, Third Edition (London and New York: Routledge, 2006).

Clarke, Steve and Tristanne Connoly, eds, British Romanticism in European Perspective; Into the Eurozone (Basingstoke: Palgrave Macmillan, 2015).

Crisafulli, Lilla Maria and Fabio Liberto, eds, The Romantic Stage: A Many-Sided Mirror (Amsterdam: Rodopi, 2014).

Isabella, Maurizio, Risorgimento in Exile: Italian Emigrés and the Liberal International in the Post-Napoleonic Era (Oxford: Oxford University Press, 2009).

McCue, Maureen, British Romanticism and the Reception of Italian Old Master Art 1793-1840 (Farnham, UL: Ashgate, 2014).

O’Neill, Michael, Mark Sandy and Sarah Wootton eds, Venice and the Cultural Imagination, (Pickering and Chatto, 2012; Abingdon and New York: Routledge 2016).

Russell, Gillian, and Clara Tuite, eds., Romantic Sociability: Social Networks and Literary Culture in Britain, 1770–1840 (Cambridge: Cambridge University Press, 2002).

Rawes, Alan and Diego Saglia, Byron and Italy (Manchester: Machester University Press, 2017).

Saglia, Diego, European Literatures in Britain, 1815-1832; Romantic Translations (Cambridge: Cambridge University Press, 2018).

Schoenfeld, British Periodicals and Romantic Identity: The “Literary Lower Empire” (Cambridge: Cambridge UP, 2009).

Schoina, Maria, Romantic ‘Anglo-Italians’; Configurations of Identity in Byron, the Shelleys and the Pisan Circle (2009; Abingdon, and New York: Routledge, 2016).

Stabler, Jane and Alison Chapman, eds, Unfolding the South:Ninettenth-Century Women Writers and Artists in Italy (Manchester: Manchester University Press, 2003).

Stabler, Jane, The Artistry of Exile: Romantic and Victorian Writers in Italy (Oxford: Oxford University Press, 2013).

Webb, Timothy, “ ‘Syllables of the Sweet South’: The Sound of Italian in the Romantic Period”, in Dante and Italy in British Romanticism, eds. Frederick Burwick and Paul Douglass, (New York: Palgrave Macmillan 2011) pp. 205-224.

Espagne, Michel et Michael Werner eds. Transferts. Les relations interculturelles dans l’espace franco-allemand (xviiie-xixe siècles) (Paris : Éditions Recherche sur les Civilisations, 1988).

 

Sur l’intermedialité :

Bernhardt, Walter, Theory and Typology, Literature-Music Relations, Transmedial Narratology, Miscellaneous Transmedial Phenomena, (Leiden, Boston: Brill/ Rodopi, 2017).

Eilittä, Leena and Catherine Riccio-Berry, ed., Afterlives of Romantic Intermediality; the Intersection of Visual, Aural and Verbal Frontiers (Lanham, Maryland: Lexington Books, 2016).

 

Fidler, Roger, Mediamorphosis; understanding New Media (Thousand Oaks, California, Pine Forge Press: 1997).

Pennacchia Punzi, Maddalena editor, Literary Intermediality; The Transit of Literature Through the Media Circuit, (Bern: Peter Lang, 2007).

Werner Wolf, ‘Literature and Music: Theory’, in Handbook of Intermediality: Literature, Image, Sound, Music, ed. by Gabriele Rippl (Berlin, Boston: De Gruyter, 2015), pp. 459-473 (p. 460).

 

Werner Wolf, The Musicalization of Fiction: a Study in the Theory and History of Intermediality (Amsterdam and Atlanta GA: Rodopi, 1999)

 

Sur la communication :

Vincent, David, The Rise of Mass Literacy; Reading and Writing in Modern Europe (Cambridge: Polity Press, 2000)

Habermas Jürgen 1989 (trans): The Structural Transformation of the Public Sphere, Polity, Cambridge.

Hallin, Daniel C and  and Paolo Mancini, Comparing Media Systems; Three Models of Media and Politics (Cambridge: Cambridge University Press, 2004).