La Formule au Moyen Age, 2010

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Nouveau: Le livre issu du colloque sera bientôt disponible chez Brepols.

La Formule au Moyen Age
5-6 novembre 2010
Comité d’organisation: Elise Louviot, Dominique Hascoët, Philippe Mahoux, Jodie André, Catherine Delesse et Colette Stévanovitch

« La Formule au Moyen Age » était la continuation d’une réflexion commencée par l’axe des études médiévales d’IDEA en 2008, lors du collqoue sur « la formule dans la littérature, la langue et la civilisation du Moyen Age anglais ».  Cette rencontre avait réuni une quinzaine de chercheurs et avait été très fructueuse, mais elle avait également révélé une difficulté : comment parler d’un phénomène tel que la formule dans le cadre restreint des études anglaises, quand celui-ci touche l’ensemble de l’aire culturelle de la Chrétienté médiévale ? Pourquoi évoquer Beowulf et Chaucer, mais pas Chrétien de Troyes quand ce sont sans doute ces derniers qui ont le plus en commun ? Et que dire de tous les textes latins dont l’ancrage national paraît difficile à déterminer, et parfois peu pertinent ?

Ce sont ces réflexions qui nous ont amenés à concevoir le projet d’un deuxième colloque, qui engloberait tout le Moyen Age et pourrait ainsi aborder la question de la formularité à une échelle plus pertinente.

Cette deuxième conférence sur la formule était deux fois plus conséquente que la première, réunissant une trentaine de participants issus de 6 pays différents (France, Etats-Unis, Suisse, Allemagne, Angleterre et Belgique). A l’exception peut-être de la théologie, toutes les grandes disciplines des études médiévales étaient représentées : littérature, linguistique, histoire et histoire de l’art, épigraphie et paléographie, musicologie. Même si pour l’instant encore, la France et l’Angleterre dominent une bonne partie du paysage, d’autres régions plus lointaines ont aussi été explorées : Pays-Bas et Pays de Galles, Allemagne et Italie, et même Byzance.

Parmi les questions abordées, bien sûr celle d’une définition précise du phénomène formulaire : suppose-t-il la présence d’une chaîne de mots spécifiques employés dans des contextes semblables par différents « auteurs » ou bien peut-on prendre en compte des réseaux thématiques sans récurrence formelle stricte, ou encore des répétitions limitées à une seule personne ou un seul groupe restreint ?

Autre question de premier plan, comment déterminer le type de réception encouragé par les différentes sortes de formules : se vident-elles de sens à force d’être trop utilisées ou se chargent-elles au contraire de toutes les connotations de leurs usages multiples ?

Le thème de la formule a attiré un nombre important de musicologues, et nous avons donc décidé de placer le colloque sous le signe de la musique. Après un atelier consacré à ce thème et plus spécifiquement au chant grégorien, nous avons pu écouter Christian-Jacques Demollière, directeur du Centre d’Etudes Grégoriennes de Metz, présenter l’évolution du chant grégorien à partir des formules issues des répertoires francs et romains.

Nouvellement instruits sur des sujets que la plupart d’entre nous connaissaient fort peu, les participants ont ensuite pu apprécier d’autant mieux le concert de chant grégorien de la Scola Metensis, donné au temple protestant de Nancy en début de soirée. Bien que ce concert fût organisé dans le cadre spécifique du colloque, il était également ouvert au grand public et a ainsi permis de faire partager notre passion pour le Moyen Age en général et les formules en particulier à un public plus vaste.

Le succès de ce colloque nous a confortés dans notre intention de renouveller nos discussions sur la formule au Moyen Age en 2012, puis à nouveau tous les deux ans.

Programme du colloque

Livret du colloque

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