Londres-New York, 2011

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Londres-New York : Échanges, influences, croisements dans les arts et la littérature
1-2 avril 2011
Comité d’organisation: Claudine Armand, Pierre Degott, Jean-Philippe Heberlé

Londres-New York : deux métropoles contrastées et deux capitales culturelles et artistiques qui, depuis l’ère coloniale jusqu’à nos jours, ont fait l’objet de rencontres, de confrontations et d’échanges nombreux et féconds. Dans le domaine de la création artistique et littéraire, ce qui vient d’emblée à l’esprit, c’est l’axe Paris-New York ou encore la triade Paris-Londres-New York. Au 20ème siècle, on se souvient notamment de la grande exposition « Paris-New York » qui s’est tenue au Centre Georges Pompidou en 1977 suivie par « Paris-Berlin » en 1978 et « Paris-Moscou » en 1979. On pense aussi au parcours Paris-Londres et aux liens très forts qui ont uni les deux capitales européennes, en particulier au 19ème siècle. A l’aube du 20ème siècle, et avec l’essor du modernisme, les regards se tournent vers New York, devenue la ville icône de la modernité, et les migrations et échanges se multiplient entre les trois capitales.

L’objectif de ce colloque international est d’examiner l’axe Londres-New York, qui a été moins étudié par la critique, et de problématiser ce rapport dans le champ des arts et de la littérature. Il conviendra de le penser en termes de dynamique et de mouvements d’idées, d’échos et d’interactions culturelles, littéraires et artistiques. On pourra ainsi se poser les questions suivantes : en quoi l’œuvre d’un écrivain, musicien, homme de théâtre ou peintre est-elle l’expression de l’artiste en exil ? En quoi le déracinement peut-il être source d’émulation et de stimulation intellectuelle et créatrice ? On pense par exemple au cercle des expatriés à Londres formé autour de figures tutélaires telles Henry James, Ezra Pound ou T. S. Eliot, ou encore à la rencontre entre écrivains et artistes anglais et américains à New York. On pourra évoquer également les ouvertures d’ateliers à Londres (Benjamin West), à New York (Stanley William Hayter), l’esprit cosmopolite qui régnait dans les deux capitales à des époques différentes ainsi que les influences musicales (par exemple, l’influence du jazz sur la musique dite savante). En quoi les migrations d’une capitale vers l’autre ont-elles contribué à l’émergence d’une nouvelle écriture (expérimentations stylistiques et formelles en poésie, peinture, musique) ? De quelle manière une culture interagit-elle avec l’autre ? En quoi la ville est-elle le lieu d’une fécondité créatrice, d’une hybridation, d’un métissage des arts ? Une œuvre conçue pour Broadway ou le West-End sera-t-elle donnée telle quelle de l’autre côté de l’Atlantique, et quelles seraient les modalités du transfert culturel ? Enfin, à l’heure de la mondialisation, l’axe Londres-New York est-il encore pertinent ou bien n’est-il plus qu’une rémanence d’une époque révolue ?

Plusieurs aires pourront être explorées :

– littérature
– arts plastiques
– musique : comédies musicales, jazz, opéra, etc.
– danse
– arts du spectacle
– architecture et urbanisme
– cinéma
– revues littéraires et artistiques

Nous tenons à souligner que seules seront retenues les communications privilégiant cette problématique interculturelle et interdisciplinaire entre les deux capitales.

[cliquez ici pour le programme du colloque]

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