Encadrement de thèses / PhD Thesis Projects

Les Professeurs des universités attachés au groupe de recherche IDEA ont proposés les sujets suivants dont ils sont capable d’encadres. Ces sujets, où des similaires, pourraient éventuelles servir comme une base de thèse. 

IDEA currently has Professors whose specialities include the following topics. These, or topics similar to them, could become the basis of a PhD thesis.

 

A.  Littérature et civilisation américaines : André Kaenel (Andre.Kaenel@univ-nancy2.fr)
André Kaenel encadre des thèses en études américaines (littérature et civilisation). Il s’intéresse aux Cultural Studies anglo-américains et à certaines des problématiques aux croisement des champs et des disciplines qui en sont issues (p.ex. représentations et idéologie dans culture de masse, gender studies). Dans le domaine littéraire, il affiche une préférence, qui n’est toutefois pas exclusive, pour le XIXème siècle américain. Sa thèse de doctorat sur Herman Melville et la profession d’écrivain portait sur les liens entre les écrits de Melville et les conditions pratiques (p.ex. juridiques, matérielles) aussi bien qu’idéologiques (le débat sur le nationalisme littéraire et le droit d’auteur) qui permettent de rendre compte de la trajectoire et des ambitions de l’auteur au sein d’un champ littéraire en formation. Il travaille depuis quelques années sur les rapports entre cinéma et politique aux Etats-Unis, notamment dans la période courant de la Guerre froide à l’après Guerre froide et au 11-Septembre.
Parmi les sujets de thèse qu’il a encadrés et encadre : le nationalisme dans les manuels d’histoire américains texans à l’épreuve du multiculturalisme ; James Bond et l’imaginaire des relations internationales ; le Wild West Show de Buffalo Bill en Lorraine (1905), exemple de transfert culturel ; la mort dans les romans de la frontière de Cormac McCarthy (co-tutelle avec Northwestern University).

 

B.  Théâtre américain : John Bak (John.Bak@univ-nancy2.fr)
Sujets de thèse proposés :

1. Sur Tennessee Williams
(cliquer ici pour avoir une bibliographie de base sur la question)

• Ses pièces avant 1944 ou après 1961
• Ses romans
• Ses nouvelles
• Sa poésie
• Ses tableaux
• Ses essais
• Son influence sur les dramaturges postmodernes (Américains ou autres)

2. Sur le théâtre/la littérature dramatique du XVIIe au XIXe siècle
(cliquer ici pour avoir une bibliographie de base sur la question)

• Recherche dans les archives universitaires pour trouver les pièce inconnues, ou manquantes mais connues par leurs titres
• Étude sur des critiques dramatique de l’époque et leur rôle dans la construction d’un théâtre national
• Étude sur le croisement entre l’identité nationale et le théâtre américain
• Rôle de l’immigré dans le théâtre américain
• Étude culturelle sur le développement d’une littérature dramatique américaine

3. Sur le théâtre/la littérature dramatique du XXe siècle
(Domaine trop vaste pour donner des sujets précis)
(cliquer ici pour avoir une bibliographie de base sur la question)


4. Le journalisme littéraire (dit « literary journalism »)
: John Bak (John.Bak@univ-nancy2.fr)
(cliquer ici pour avoir une bibliographie de base sur la question)

• Étude sur les textes journalistiques des romanciers américains (Mark Twain, Willa Cather, Ambrose Pierce, Stephen Crane, Ernest Heminway, John Dos Passos, John Steinbeck, Truman Capote, James Agee, Norman Mailer …)
• Étude analytique d’un ou plusieurs ouvrages d’un literary journalist (John Reed, Lillian Ross, John Hersey, Tom Wolfe, Joan Didion …) dans son contexte.
• Étude analytique sur le « New New Journalism » (John McFee, Mark Kramer, Tracy Kidder…)
Ces sujets de thèse s’inscrivent dans la ligne des travaux de l’IALJS (International Association for Literary Journalism Studies), présidée par John Bak, créée à la suite du colloque sur « Literary Journalism » à Nancy en 2006. Cette association organise des colloques tournants dans le monde entier (Nancy, 2006 ; Paris, Science Po, 2007 ; Lisbonne, 2008 ; Chicago, 2009 ; Londres, 2010 ; Toronto, 2011. Elle édite la revue Literary Journalism Studies.

 

C. Traduction de romans moyen-anglais : Colette Stévanovitch (Colette.Stevanovitch@nancy2.fr)
Sur l’impulsion du GRENDEL, un groupe d’enseignants-chercheurs s’est engagé dans un projet de traduction de romans moyen-anglais. Le premier volume, concernant les lais bretons, est paru en 2010 chez Brepols. Il est prévu de traduire ainsi la totalité des romans moyen-anglais. Certains de ces romans seront confiés à des doctorants pour des sujets de thèse.
La thèse devra comporter : une introduction détaillée concernant le ou les manuscrits, l’auteur (s’il est connu), la datation du texte, son dialecte, les aspects littéraires ; une traduction en français ; une bibliographie. En fonction de la longueur du texte, une édition et un glossaire pourront être ajoutés. Actuellement, un projet de cet type est en cours: la traduction de Sir Perceval of Galles par Jodie André.
Il serait intéressant que plusieurs doctorants travaillent sur des romans de même genre ou de sujet voisin, afin qu’ils puissent s’aider mutuellement. Ils bénéficieront également des conseils d’un groupe d’enseignants-chercheurs ayant déjà défriché ce domaine et travaillant en parallèle sur d’autres romans.
Il est prévu qu’une version remaniée de la thèse soit publiée dans la collection inaugurée par le volume sur les lais bretons.

1. Littérature médiévale anglaise : Colette Stévanovitch (Colette.Stevanovitch@univ-nancy2.fr)

De nombreux aspects restent à explorer dans le domaine de la littérature médiévale anglaise. Les sujets proposés ici sont ceux qui sont en relation avec les projets de recherche menés au sein d’IDEA et de son sous-groupe médiéviste, le GRENDEL. D’autres peuvent bien entendu être proposés par les doctorants.

Depuis sa création en 1998, le GRENDEL a orienté ses travaux sur un axe interdisciplinaire: « l’articulation langue-littérature ». Ce thème peut donner lieux à des travaux de différentes natures, confrontant les approches complémentaires des linguistiques et des littéraires vis-à-vis des textes du Moyen Age anglais : stylistique, mais aussi questions liées au dialecte, à la grammaire, à la versification. Ci-dessous quelques pistes qui n’ont rien d’exhaustif :
(cliquer ici pour une liste des travaux de Colette Stévanovitch dans les domaines présentés ici)

2. Utilisation littéraire d’un procédé grammatical
On a souvent tendance à considérer que la grammaire est un aspect technique de la langue, sur lequel le locuteur a peu de contrôle. Il existe cependant des points sur lesquels la langue n’est pas entièrement codifiée, autorisant au locuteur une marge de manœuvre qui lui permet de se servir de la grammaire pour traduire des nuances de sens. Par ailleurs, même lorsque la grammaire est contraignante il est toujours possible d’agencer une phrase de manière à favoriser ou au contraire à éviter certains phénomènes grammaticaux. C’est pourquoi la grammaire a une dimension littéraire dont il est important de tenir compte.
Ce type d’étude s’appuie sur les travaux de linguistes concernant la norme de chaque époque, ainsi que sur ceux de littéraires donnant une interprétation des textes. Il se situe à l’interface entre ces deux approches, étudiant la manière dont les auteurs se servent de la marge de latitude que leur laisse la grammaire.
Plusieurs points de grammaire ont déjà été défrichés dans cette optique, en particulier pour le vieil-anglais, mais leur étude systématique dans l’ensemble du corpus reste à faire. D’autres n’ont pas encore été abordés. Très peu de travail a été fait sur le moyen-anglais. Deux types de sujets de thèse peuvent être envisagés : l’étude d’un phénomène grammatical dans l’ensemble du corpus ; l’étude de tous les procédés grammaticaux dans un poème ou un petit nombre de poèmes.

3. Structures encadrantes.
On appelle structures encadrantes (en anglais « envelope patterns ») la répétition de mots et/ou d’idées de part et d’autre d’un groupe de vers formant une unité de sens. Il s’agit d’un procédé largement répandu dans la poésie vieil-anglaise. L’ouvrage fondamental d’Adeline Bartlett, The Larger Rhetorical Patterns in Anglo-Saxon Poetry (1935), décrit le procédé et en répertorie de nombreux exemples dans toute la poésie vieil-anglaise. Depuis cette date différents articles ont été consacrés à ces structures, souvent mentionnées également dans des travaux portant sur d’autres sujets. Il manque un ouvrage qui les répertorie de façon exhaustive et en fasse une classification formelle et une étude en contexte.

4. Tutoiement et vouvoiement
Le vouvoiement est apparu en anglais à l’époque moyen-anglaise. Depuis cette date le tutoiement a vu progressivement se réduire puis disparaître ses différents emplois, et n’existe plus à l’heure actuelle. Pour chaque époque, la répartition entre tutoiement et vouvoiement a donc été différente. Une série de travaux sont envisageables dans cette optique :
– étude de la répartition entre tutoiement et vouvoiement à une époque donnée
– étude de l’utilisation en contexte de ces deux options dans les œuvres d’un auteur, compte tenu des contraintes de son époque et de la marge de liberté qu’elles lui laissaient
– historique de l’évolution depuis le moyen-anglais jusqu’à l’époque moderne

 

 
D. Linguistique / Traductologie :

Catherine Delesse (Catherine.Delesse@univ-nancy2.fr)

Linguistique, particulièrement les domaines de l’anaphore, la deixis, la syntaxe, cohésion discursive, analyse textuelle.
traductologie: traduction de bande dessinée, humour, onomastique, références culturelles, accents et dialecte, oralité en traduction.

Isabelle Gaudy-Campbell (Isabelle.Gaudy-Campbell@univ-lorraine.fr)

Linguistique, particulièrement linguistique sur corpus oral spontané : Identification de marqueurs spécifiques de l’oral, prosodie, macro-syntaxe, structure informationnelle, thématisation- focalisation-rhématisation, DDR et modes d’insertions du discours dans le discours, variation, clitiques, négation.

E. Littérature et arts des pays anglophones aux XXe et XXIe siècles :  Jean-Philippe Heberlé  (Jean-Philippe.Heberle@univ-lorraine.fr)

Jean-Philippe Heberlé travaille sur les représentations (littéraires, culturelles et artistiques) et les réécritures dans la littérature et les arts des pays anglophones, en s’intéressant plus spécifiquement au Royaume-Uni. Voici les principaux domaines dans lesquels il encadre des thèses :

1. Arts anglophones des XXe et XXIe siècles :

Opéra des pays anglophones (Îles Britanniques, Etats-Unis et Pays du Commonwealth)

* Opéra et littérature (réécritures des canons de la littérature occidentale dans l’opéra des pays anglophones).

* Opéra et tradition (intertextualité, etc.).

* Docu-opéra : Opéra et société; opéra et histoire, etc.

* Opéra et histoire des idées.

* Perspectives croisées entre identité nationale et opéra.

Arts plastiques britanniques

 * Mouvements artistiques.

* Artistes britanniques dans leur temps.

* Peinture et histoire des idées.

* Liens inter-artistiques (musique et peinture, musique et littérature, etc.).

2. Roman britannique des XXe et XXIe siècles

* Réécritures et intertextualité dans le roman britannique contemporain.

* Hybridité générique.

* Roman et société (roman policier, roman social, etc.)

* Ecriture romanesque et esthétique.

* Roman britannique et identité nationale.

F. “Musique et littérature du XVIIIe siècle”: Pierre Degott (pierre.degott@univ-lorraine.fr)

Auteur d’un ouvrage sur les livrets des oratorios anglais de Haendel, Pierre Degott encadre des thèses sur les formes musico-théâtrales britanniques des XVIIe et XVIIIe siècles : oratorio, opéra, semi-opera, ballad-opera, toute pièce de théâtre contenant une part significative de musique.

Ses préoccupations le dirigent vers l’interaction entre théâtre et musique, entre discours verbal et musical, dans la production dramatique de cette époque. Il s’intéresse tout particulièrement à la réécriture opératique à partir de 1660, et de façon plus générale aux différents aspects de la vie théâtrale et musicale du XVIIIe siècle anglais (scénographie, gestuelle, rôle de la voix, costumes, sociologie de l’acteur et du chanteur, etc).

Passionné de librettologie, il étudie de près la portée des transferts culturels dans la constitution de répertoires lyrique souvent présenté comme « nationaux », quand bien même ils sont dérivés en partie de produits continentaux adaptés pour la circonstance au « goût anglais ». Ainsi, il encadre des travaux portant sur la traduction du livret d’opéra dans un contexte où traduire était davantage un acte de création visant à s’ajuster à un horizon d’attente bien particulier.

Un autre aspect de sa recherche concerne la thématisation de la musique et de l’univers musical dans la littérature anglo-saxonne, comme par exemple représentation de l’artiste, du concert ou du musicien dans le théâtre et le roman britannique ou américain. Certains de ses travaux l’ont conduit à se pencher sur le « recyclage » de l’opéra dans certaines formes littéraires traditionnelles.

Sujets de thèse possibles :

1. La scène anglaise du long XVIIIe siècle

– « Parole, chant et déclamation : les voies/voix du théâtre à l’époque de David Garrick »

– « L’auto-référentialité dans la production lyrique du XVIIIe siècle : un phénomène spécifiquement britannique ? »

– « La ‘circulation’ de la musique de Haendel dans la production théâtrale anglaise au XVIIIe siècle »

– « Recyclage, relecture ou création ? Le pasticcio sur la scène anglaise du XVIIIe siècle »

– « Du profane au sacré : le débat sur la musique anglaise au XVIIIe siècle »

– « Musiques savantes ou populaires ? La place de la musique dans la production théâtrale anglaise du XVIIIe siècle »

– « La naissance de la critique musicale au XVIIIe siècle »

– « La naissance de la notion de ‘répertoire’ sur la scène anglaises des premières décennies du XIXe siècle »

– « Henry Fielding et George Frederic Haendel : rejet, admiration et fascination »

2. La traduction anglaise du livret d’opéra

– « La présence de la langue anglaise sur la scène lyrique britannique de 1705 à nos jours : un débat éthique ou esthétique ? »

– « Traduction et retraduction : étude stylistique des livrets des ouvrages de Verdi ayant fait l’objet de multiples traductions en anglais (Rigoletto, Il Trovatore, La Traviata…)

– « Traduction, adaptation ou réappropration ? Les fortunes de La Buona Figliola (1760) de Niccolò Piccini (1728-1800) sur la scène lyrique anglaise entre 1766 et 1810 »

– « Traduction ou adaptation ? Les versions anglaises de La Serva Padrona (1733) de Pergolèse (1710-1736) de 1750 à 1783 »

– « Traduction ou adaptation ? Les versions anglaises de Nina, ou la folle par amour (1786) de Dalayrac (1753-1809) de 1787 à 1805 »

– « Traduction ou adaptation ? Les deux versions anglaises du Devin du village (1752) de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) »

– « Les versions anglaises du Freischütz de Carl-Maria von Weber (1786-1826) jusqu’à la création d’Oberon en 1826 »

– « Tradition et innovation ? La politique de l’English National Opera en matière de traduction, depuis sa création en 1974 à nos jours »

– « Edward J. Dent (1876-1957), musicologue et/ou traducteur »

– « Natalia McFarren (1827-1916) : traductrice (?) de l’italien, du français et de l’allemand »

– « De Thomas Clayton à Benjamin Britten: le bilinguisme sur la scène lyrique anglaise de 1707 à 1960. Un phénomène accidentel ou structurel ? »

– « Le traducteur de livret comme passeur de culture »

– « Mozart en traduction : étude comparative des différentes versions de …. [au choix] »

 

3. La thématisation de la musique

– « Le débat sur la musique dans l’œuvre et la vie de Jane Austen »

– « Le débat sur la musique dans l’œuvre et la vie de Henry James »

– « Willa Cather lyricomane ? La place de l’opéra dans son œuvre fictionnelle »

– « L’opéra dans le théâtre américain contemporain et le théâtre dans l’opéra américain contemporain »

Advertisements