Literary Journalism and World War I, 2014

« Le journalisme littéraire et la Première Guerre Mondiale »
poster LJ and WW 1
“Literary Journalism and World War I”
 
Samedi, 7 juin / June 2014
Université de Lorraine
(site de Nancy, salle A104)

 Capture

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Date limite des propositions : 31 janvier 2014

En collaboration avec plusieurs centres de recherche — Oxford Centre for Life-Writing (Wolfson College, Oxford University), Medill School of Journalism (Northwestern University), le ReSIC (Université Libre de Bruxelles), et l’Experimental Media Lab (Academy of Fine Arts Saar) — et Conseils Généraux de Lorraine sur leur projet commun de reconnaissance de diverses installations dans la Grande Région témoignant de la Première Guerre Mondiale comme Patrimoine Mondial de l’UNESCO, l’équipe de recherche I.D.E.A (Interdisciplinarité Dans les Études Anglophones) lance un appel à communications pour une journée d’étude intitulée « Le journalisme littéraire et la Première Guerre Mondiale ». Celle-ci aura lieu le samedi 7 juin 2014 sur le campus nancéien de l’Université de Lorraine. Elle a pour but de rassembler des universitaires français, belges, anglais, américains et allemands spécialisés dans les domaines du journalisme littéraire, du reportage, du literary journalism, et du literarische Reportage.

Chaque guerre a vu ses événements dévoilés à travers le récit de guerre. Le seul sujet auquel l’humanité semble accorder plus d’importance que la mort elle-même est la façon dont cette mort est enregistrée pour la postérité. Partant des arts pariétaux et rupestres du Mésolithique au Néolithique des sites de Bhimbetka en Inde et du Tadrart Acacus en Libye, jusqu’aux histoires attiques et épiques racontées par Hérodote, Thucydide et Homère ; depuis le théâtre élisabéthain jusqu’à la mini-série américaine Generation Kill, pas un média, ancien ou moderne, n’a pu échapper au thème de l’inhumanité de l’homme envers ses semblables, ni, en dépit de ses intentions, à sa valorisation inévitable par un public avide de sang.

À la croisée du journalisme et de la littérature, le journalisme littéraire constitue en lui-même de la littérature ; il n’est ni du journalisme qui traite de littérature, ni de la fiction écrite par un journaliste. Comme ces deux disciplines ont tenté de le faire auparavant, le journalisme littéraire a essayé d’exposer les nécessités et les horreurs de la Première Guerre Mondiale. Cependant, contrairement au journalisme et à la littérature, le journalisme littéraire a rarement laissé une empreinte de longue durée à la fois sur les historiens des médias et sur les chercheurs en lettres. Longtemps, on considéra que l’importance accordée au style littéraire se faisait au détriment des faits, tandis que l’ancrage temporel inhérent au journalisme littéraire était vu comme une entrave à l’universalité. Aujourd’hui, cependant, il trouve enfin sa légitimité aux côtés de ces deux disciplines unanimement respectées.

Ce colloque rassemblera des journalistes littéraires issus des deux côtés des tranchées, et qui ont utilisé le reportage (si le pays n’était pas occupé) afin de promouvoir un chauvinisme national, retracer les conséquences de la guerre ou faciliter ce que l’on appelle aujourd’hui le peace journalism. Albert Londres, Joseph Kessel, Louis Piérard, Louis Tasnier, Egon Erwin Kisch, Joseph Roth, John Reed, Richard Harding Davis, Philip Gibbs et Basil Clarke, parmi tant d’autres, couvrirent la guerre et ses suites en tant que journalistes mais ont choisi de représenter leurs sujets dans un style littéraire incompatible avec un journalisme dit factographique, qui commençait à se développer à l’époque. Le but de cette journée d’études consiste à évaluer le rôle joué par le journalisme littéraire sur la façon dont diverses nations ont raconté la Grande Guerre (y compris les reportages écrits par les soldats eux-mêmes et publiés dans les journaux de tranchées de chaque pays), tout en nous interrogeant sur la manière dont ces récits pourraient aider à la reconfiguration de certains faits historiques, heuristiques et journalistiques, ainsi que leurs représentations littéraires de la Guerre, au XXIe siècle.

Veuillez envoyer vos résumés de 300 mots accompagnés d’un court CV à John S. Bak (john.bak@univ-lorraine.fr) et à Linda Kemmar (linda.kemmar3@etu.univ-lorraine.fr) au plus tard le 31 janvier 2014.


“Literary Journalism and World War I”
 
Saturday, 7 June 2014
Université de Lorraine (Nancy campus, room A104) 

 

Deadline for proposals: 31 January 2014

Working in partnership with various research centers — Oxford Centre for Life-Writing (Wolfson College, Oxford University), Medill School of Journalism (Northwestern University), ReSIC (Université Libre de Bruxelles), and the Experimental Media Lab (Academy of Fine Arts Saar) — and for the Conseils Généraux in Lorraine on their collective UNESCO project to have World War I sites in the Greater Region recognized with World Heritage status, the research group I.D.E.A. (“Théories et pratiques de l’interdisciplinarité dans les études anglophones”) is announcing a call for papers for a one-day conference, “Literary Journalism and World War I.” The conference, which will be held on the Nancy campus of the Université de Lorraine on 7 June 2014, hopes to bring together scholars of literary journalism, reportage, le journalisme littéraire and literarische Reportage from England, the U.S., France, Belgium, and Germany.

For as long as there have been wars, there has been war reporting. The only thing humankind seemingly values more than the taking of life is the rendering of that death in print. From Mesolithic to Neolithic cave drawings at Bhimbetka (India) and Jabel Acacus (Libya) to the Attic histories and epics of Herodotus, Thucydides and Homer; from Elizabethan theatre to Generation Kill: no media, ancient or modern, has escaped the theme of man’s inhumanity to man, nor, despite all intentions, its resultant valorization by a public too thirsty for blood.

Like its sister arts – journalism and literature – literary journalism (that is, journalism as literature, as opposed to journalism about literature or fiction by journalists) attempted to expose the necessities and the horrors of World War I; but, unlike its siblings, literary journalism rarely made a lasting impression on both media historians and literature scholars. Too belletristic to be considered factual, too timely to be considered universal, literary journalism is, however, today finding its rightful place alongside of these two respected disciplines.

This conference will unite literary journalists from both sides of the trenches who used long-form narrative journalism (when the country was not occupied) to promote national chauvinism, to trace the war’s aftershocks, or to facilitate what is today called “peace journalism.” Albert Londres, Joseph Kessel, Louis Piérard, Louis Tasnier, Egon Erwin Kisch, Joseph Roth, John Reed, Richard Harding Davis, Philip Gibbs and Basil Clarke, to name but a few, covered the war and its aftermath as journalists but chose to capture their subjects in a literary style incompatible with the factographic journalism that began emerging at the time. The conference aims to assess the impact literary journalism had on various nations’ reporting during the Great War (including pieces written by the soldiers themselves and published in the various nations’ trench journals and newspapers) and how those stories might help to reconfigure certain historical legacies, journalistic heuristics and literary representations of the War in the twenty-first century.

Please send abstracts of 300 words and a brief cv to John S. Bak (john.bak@univ-lorraine.fr) and Linda Kemmar (linda.kemmar3@etu.univ-lorraine.fr) by 31 January 2014.

 

Program
« Le journalisme littéraire et
la Première guerre mondiale »
“Literary Journalism and World War I”
Samedi, 7 juin / June 2014
Université de Lorraine (Salle/Room A 104)

 

9h00   Accueil / Welcome

9h30   Ouverture / Opening: John S. Bak (Université de Lorraine, France)

10h00  – 11h00   Séance 1: Literary WW I Reportages

  1. “Trench Journals: Narrative Journalism and the ‘banality of evil,’”
    John S. Bak (Université de Lorraine, France)
  2.  “Strategic Fictions: Truth, Sensation and a Defence of the Journalist,”
    Andrew Griffiths (University of Exeter, England)

11h00   Pause Café

11h30 – 12h30   Séance 2: WWI and the Literary Travelogue

  1. “Will Irwin’s A Reporter at Armageddon:  A Journey beyond the Front,”
    Sara Prieto García-Cañedo (Universidad de Alicante, Spain)
  2. “Roads to and from Metz: Velona Pilcher’s Literary Excursions in the ‘Theatre of War’ 1918-1947,”
    Charlotte Purkis (University of Winchester, England)

12h30  – 14h00   Déjeuner / Lunch

14h00  – 15h00   Séance 3: Literary Journalism and the Local Press

  1. “Of Pacifist Practice and Architectures of Storytelling in Frans Masereel’s Early Work,”
    Soenke Zehle, (Hochschule der Bildenden Künste Saar, Germany)
  2. « Gabriel Bounoure dans la Revue de Paris, témoignage d’un soldat, témoignage d’un critique »,
    Elodie Karaki (Université d’Aix-Marseille, France)

15h00   Pause Café

15h30 –17h00   Table ronde / Round table discussion

17h00   Reception

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